Brèves de la vigne

29/06/2018

Var : un violent orage de grêle ravage les vignes.

  

Après le Bordelais, la Charente et la Champagne, le Var a lui aussi subi les foudres de la grêle.

 

                                                                            Certaines vignes varoises ont été complètement décharnées par l'orage de grêle, anéantissant la totalité de la récolte.

Certaines Vignes varoises ont été complètement décharnées par l'orage de grêle, anéantissant la totalité de la récolte. 

 

Dimanche 24 juin, le Var a essuyé un fort épisode de grêle. Nombre de secteurs ont été ravagés, à l'image de Besse, Cabasse, Carnoules, Flassans, La Crau, Puget-Ville et Pierrefeu.

Aux dires d'un viticulteur local, l'ensemble du village de Carnoules a ainsi été dévasté, avec une intensité de 100 %. De même, quelques parcelles sur Saint Cyr et le Beausset ont été touchées.

Au total, plus de 500 hectares seraient impactés, avec des taux de dégâts compris entre 5 et 80, voire 100 %. "Les exploitations d'un seul tenant situées près de l'épicentre (entre Besse et Carnoules) ont été très impactées, témoigne Marine Balue, chef de service environnement et production pérennes à la chambre d'agriculture du Var.

Cela risque de provoquer des situations individuelles compliquées. Mais sur un plan plus macroéconomique, cela ne devrait pas trop déséquilibrer les volumes de l'AOP et du département."

Éviter le cuivre sur les plaies 

Sur les vignes abîmées, la chambre d'agriculture préconise de bien couvrir le feuillage en fongicides, les entre-cœurs prenant le relai des sarments atteints, et étant donc sensibles aux champignons. À part en bio, elle recommande également de ne pas appliquer de spécialités cupriques sur les plaies. Par ailleurs, elle stipule que "les apports d’engrais foliaires ne sont pas nécessaires. Le rapport coût/efficacité d’une telle intervention ne semble pas intéressant."

Ensuite, sur les vignes où ne subsistent que des rameaux de moins de 50 cm, la chambre conseille d' "ébourgeonner consciencieusement : conserver les pampres intéressants qui ne présentent pas ou peu d’impacts." Même chose pour les vignes disposant de sarments plus longs, avec quelques feuilles et inflorescences. Pour les ceps complètement décharnés, la chambre invite à les tailler au plus vite. 

Pour mémoire, le Bordelais, la Charente et la Champagne avaient déjà subi des orages de grêle en avril-mai.

 

                                                                                                                                                                    Source: RéussirVigne

28/06/2018 

Les vins du Jura s'ouvrent au grand public

 

Les vins du Jura souhaitent s'ouvrir à de nouveaux moments de consommation, et lancent des missions pédagogiques dans la

distribution pour améliorer le référencement en rayons.

 

Qu'on se le dise, les vins du Jura ne veulent plus s'enfermer dans l'image traditionnelle de l'association avec le comté et le

poulet aux morilles. « Nous avons une vraie volonté de s'ouvrir sur d'autres moments de consommation, assure Corinne Décoté-Saillard, directrice grands comptes de la Maison du Vigneron, filiale jurassienne des Grands Chais de France. Cela passe par le travail sur les produits, avec de nouveaux itinéraires techniques à la clé, mais aussi par la communication. »

 

Sur ce dernier volet, l'interprofession quitte l'agence Rouge Granit, à l'approche plutôt élitiste, pour travailler avec Hemisphère Sud, ayant une approche marketing plus proche du client. « L'ouverture au grand public passe aussi par la refonte de notre site internet, la création d'un blog, et une présence sur les réseaux sociaux » complète Baudoin de Chassey, directeur de l'interprofession.

 

 Les vins du Jura souhaitent s'ouvrir à de nouveaux moments de consommation, et lancent des missions pédagogiques dans la distribution pour améliorer le référencement en rayons. Des actions seront menées également auprès des distributeurs, pour suggérer de nouveaux accords mets/vins et améliorer le référencement, pour l'approvisionnement des CHR notamment.

 

Les cinq dernières récoltes ont été insuffisantes pour sécuriser les stocks

« Le travail commencé il y a peu avec Metro commence déjà à porter ses fruits » relève Corinne Décoté-Saillard. Ce nouveau cap intervient dans un contexte commercial plutôt serein pour cette région viticole de plus en plus sollicitée, et dont la notoriété augmente.

En revanche, les stocks sont à un niveau historiquement bas, ce qui commence à inquiéter Baudoin de Chassey sur la question du sourcing. Ce dernier oeuvre de fait pour promouvoir l'installation sur le territoire et milite pour obtenir davantage d'autorisations de plantation. L'interprofession travaille également sur les dossiers du dépérissement et du climat, avec le lancement d'une étude pour déterminer les couloirs les plus à risque vis à vis du gel et de la grêle. Elle a également demandé des aides à la Région pour permettre aux viticulteurs de se protéger. « En ce sens le rapprochement administratif avec la Bourgogne nous fait beaucoup de bien, nous sommes davantage écoutés sur ces sujets » se réjouit le directeur.

 

                                                                                                                                                   Source: RéussirVigne 

06/06/2018 

La grêle frappe près de 19 000 hectares de vigne:

 

 

Les orages de grêle ont fait des dégâts impressionnants dans le bordelais et le cognaçais, certaines parcelles étant touchées à plus de 80 %. La Champagne a pour sa part connu quatre épisodes de grêle, impactant 3 % de sa surface. 

 

17 100 hectares. C'est au bas mot la superficie viticole touchée par les violents orages de grêle ayant sévi dans le sud-ouest les 21 et surtout 26 mai derniers. Les estimations datant du 28 mai font état d'environ 7 100 hectares de touchés dans le bordelais, et de plus de 10 000 hectares sur l'ensemble du bassin Charente-Cognac.

 

En Gironde, Blaye et Bourg en première ligne Sur la première zone, la Fédération des grands vins de Bordeaux (FGVB) annonce que 3 400 hectares ont été frappés à plus de 80 %, « compromettant la récolte 2018 et, pour certains, la récolte 2019 ». Certaines parcelles sont dévastées, comme le montraient des photos circulant sur les réseaux sociaux, avec toutes les feuilles et inflorescences arrachées. Le Blayais et le Bourgeais paient le plus lourd tribut girondin, avec 5 500 hectares sinistrés, dont 3 000 hectares atteints à plus de 80 %. "Ces deux appellations ont été touchées à plus de 50 %, indique Hervé Grandeau, président de la FGVB. Cela risque d'être compliqué pour leurs marchés."

Le Médoc a également bien souffert. Il compte 1 200 hectares grêlés ; 400 l'étant à plus de 80 %.

400 hectares ont également été touchés dans l'Entre-deux-Mers. Au final, les dégâts se situent sur environ 5 % de la surface du vignoble girondin. "Cela risque d'entraîner des situations individuelles compliquées, poursuit Hervé Grandeau. Mais de manière globale, cela ne devrait pas impacter les marchés. Et ce d'autant plus qu'ailleurs, il y a une très belle sortie."

 

3 500 hectares détruits à plus de 80 % à Cognac

Dans le cognaçais, l'interprofession (BNIC) fait état de 3 500 hectares détruits à plus de 80 %, les 6 500 autres hectares étant impactés à « des degrés divers ». Les zones ayant le plus souffert se situent majoritairement dans le sud de la Charente-Maritime, les Borderies, l'ouest de Matha et le secteur Rouillacais, précise le BNIC. Et ce, malgré l'activation du réseau anti-grêle Anelfa.

1 800 hectares touchés en Champagne

La météo s'est également montrée impitoyable en Champagne. Au 29 mai, l'interprofession champenoise faisait état de 3 % du vignoble touché, sur les quatre épisodes survenus depuis fin avril. Cela représente 1 800 hectares de ravagés, dont 1 000 touchés à 100 %. Les zones les plus impactées sont les Coteaux Vitryats, la Côte des Bars et la Vallée de la Marne. "Mais sur les 1 000 hectares touchés à 100 %, 700 se situent dans la Côte des Bars", pointe Thibaut Le Mailloux, responsable communication de l'interprofession.

Heureusement, malgré les gels de 2016 et 2017, le niveau de la réserve correspond à 61 % d'une année de récolte. Les vignerons impactés pourront donc la débloquer pour pallier les manques. Les responsables professionnels se sont pour la plupart exprimés sur la nécessité de mettre en place des mesures d'accompagnement, et notamment le chômage partiel, l'activation d'un dispositif d'assistance par la MSA, la garantie par l'État de prêts de consolidation bancaire, ou encore la mise en place de conventions de mise à disposition.

Interpellé à l'Assemblée Nationale, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a annoncé que « le gouvernement a entendu l'appel qui lui a été fait, et nous prendrons bien évidemment les mesures qui s'avèrent nécessaires ». La refonte des outils de gestion de ces aléas, discutée dans le cadre de la réforme de la fiscalité agricole est plus que jamais d'actualité.

 

                                                                                                                                                                        Source: RéussirVigne

24/04/2018

Un projet pour tester la pulvérisation fixe au vignoble

 

 

Pulvéfixe vise à concevoir, puis tester un système de pulvérisation fixe sur les principales maladies de la vigne.

Un véritable changement de paradigme. Un système d’application des phytos qui serait intégré au palissage, et permettrait de s’affranchir des pulvérisateurs.

Ce n’est pas de la science-fiction, mais bel et bien un projet

de recherche prospectif piloté par l’IFV, qui vient tout juste de démarrer.

L’idée de tester un tel système sur vigne nous est venue car le Centre technique au service de la filière fruits et légumes (CTIFL) travaille sur le sujet en arboriculture et plus précisément sur pommier, introduit Alexandre Davy, de l’IFV

Aquitaine.

Et les résultats obtenus en termes d’efficacité biologique sont intéressants, y compris sur la tavelure.

Le système testé consiste à appliquer les produits phytosanitaires classiques en utilisant un dispositif fixe sur frondaison. Ce dernier a été amélioré au fil du temps de manière à réduire les volumes morts. « La qualité de pulvérisation semblait a priori très médiocre car les gouttes produites étaient grosses et la répartition plutôt mauvaise avec une faible couverture des faces inférieures des feuilles, poursuit le spécialiste de la pulvérisation, mais les résultats biologiques étaient au rendez-vous. »

 

Les bénéfices attendus d’un tel dispositif sont divers :

rapidité de traitement (une fois la bouillie répartie dans les diffuseurs, la pulvérisation pour traiter un hectare de verger ne demande que quelques dizaines de secondes),

absence de bruit (pas de ventilateur), de tassement du sol, etc.

 

Alexandre Davy, de l'IFV Aquitaine, va concevoir un système d'aspersion permettant de s'affranchir des pulvérisateurs. 

 

Une opportunité pour les produits de biocontrôle ?

Il n’en fallait pas plus pour tenter de décliner le système à la vigne. « C’est un travail prospectif, très en amont, qui vise en premier lieu à déblayer le sujet et à ouvrir des pistes potentielles, relativise Alexandre Davy. Si les résultats s’avéraient

concluants, un tel système pourrait, outre les autres avantages, faciliter l’utilisation de produits de biocontrôle. On sait que certains d’entre eux devraient être appliqués pendant ou juste après une pluie, chose impossible avec un pulvérisateur classique. La pulvérisation en place pourrait le permettre. »

 

Les premiers tests devraient démarrer cette campagne sur deux plateformes:

l’une sur vignes larges sur le domaine des Vignerons de Tutiac et l’autre sur vignes plus étroites.

Le choix des diffuseurs à tester sera déterminé avec l’appui technique du spécialiste de la micro-irrigation, Netafim, qui mettra le matériel à disposition.

 

Vers une application par brumisation:

Pour l’heure, les modalités exactes ne sont pas définies mais Alexandre Davy pense s’orienter vers des systèmes de brumisation. Il compte tester trois ou quatre modalités pour chacune des deux plateformes d’essai, avec un nombre et un positionnement variable des diffuseurs, des volumes/hectare variés, etc.

 

Chaque modalité mise en place sera testée sous deux angles:

Physique via l’évaluation de la qualité de pulvérisation (quantité et répartition des dépôts sur le végétal)

Biologique vis-à-vis des principales maladies de la vigne.

Quant aux types de produits, rien n’est encore défini. « Nous pouvons soit partir sur des contacts, pour se mettre dans les conditions les plus difficiles, soit à l’inverse, travailler avec des pénétrants-systémiques pour des conditions plus favorables »,

pointe-t-il.

Le projet Pulvéfixe se déroulera sur trois ans.

                                                                                                                                                                       Source: RéussirVigne

23/04/2018

La neige, alliée surprenante de la viticulture finlandaise

 

 

Kaarlo Nelimarkka, dynamique

septuagénaire finlandais, n'est pas peu fier d'être à la tête de ce qu'il considère être le vignoble le plus septentrional du monde. Cultiver de la vigne à Vaasa, à 400 kilomètres au sud du cercle polaire, est un défi quotidien dont il dévoile volontiers les secrets. La neige est le plus précieux d'entre eux. Grâce à ses propriétés isolantes, elle protège les sarments et les empêche de geler quand les températures descendent à - 36 degrés en hiver. C'est donc plutôt le soleil qui l'inquiète. "Les vrais problèmes, ce sont les étés trop courts et les rayons de soleil trop puissants au printemps qui peuvent faire exploser les bourgeons, même quand le sol est encore gelé", explique cet ancien fonctionnaire municipal de 74 ans.

 

UN VIN AIMABLE ET BIEN ÉQUILIBRÉ

Les bonnes années, il peut produire jusqu'à 400 bouteilles dans les trois couleurs : blanc, rosé, rouge. C'est en combinant les cépages de Madeleine Angevine, Gewurztraminer et de Solaris qu'il a créé sa spécialité, le "Sundom White" , un vin qu'il qualifie de "lumineux".

Hannu Hokka, oenologue amateur et ancien expert auprès d'Alko, l'entreprise publique qui gère le monopole de vente de boissons alcoolisées est enthousiaste. "Le vin est aimable et bien équilibré, pour accompagner des salades ou des écrevisses. Si je n'avais pas été au courant, je n'aurais jamais deviné qu'il venait d'un petit producteur finlandais", confie-t-il.

 

LA BUREAUCRATIE EUROPÉENNE L'A DISSUADÉ DE FAIRE CARRIÈRE DANS LE VIN

Rares sont en effet les viticulteurs en Finlande, un pays où bière et vodka restent les boissons nationales: la première représente encore près de 50% de tout l'alcool bu en Finlande, même si la part du vin a sensiblement augmenté au cours des deux dernières décennies, passant de 11% en 1995 à 19% en 2014.

 

Pétillant fonctionnaire, Kaarlo Nelimarkka avait bien espéré faire sa carrière dans le vin. Mais la bureaucratie européenne l'en a dissuadé. En dépit de tous ses efforts, le vin de Sundom ne peut aujourd'hui prétendre à cette appellation car la Finlande ne figure pas sur la liste des régions productrices de vin établie par l'Union européenne.

Pour couronner le tout, M. Nelimarkka ne peut pas vendre ses bouteilles, monopole public de vente oblige. Alors pour contourner cette interdiction et continuer à cultiver son hobby, le retraité organise des visites payantes de son vignoble pour les curieux qui se terminent par une dégustation de vin...

 

SA PROPRE MÉTHODE POUR PROTÉGER LES VIGNES DU FROID

Tout a commencé au milieu des années 70. "En 1975, ma femme avait commandé aux Pays-Bas des bulbes de tulipes auprès d'une société qui faisait aussi la promotion de sarments. J'en ai commandé un et il s'est avéré qu'il s'agissait de pinot noir, l'une des variétés les plus difficiles à cultiver. J'ai donc dû apprendre", se rappelle-t-il. Il se souvient encore de sa surprise quand il a ouvert le paquet qui contenait ce qu'il a pris pour une tige mais était en fait une marcotte, une branche qui doit être enterrée pour prendre racine. "Les vingt premières années, j'ai lu tous les manuels, j'ai suivi les instructions à la lettre mais j'échouais à chaque fois". À force de persévérance, après maints tâtonnements et de nombreux échecs, l'autodidacte a mis en place sa propre méthode pour protéger ses vignes du froid. Par exemple, il a vite renoncé à cultiver des vignes à mi-hauteur et les taille à moins de 30 centimètres avant l'hiver. Il empile aussi des pierres qui conservent la chaleur aux pieds des vignes pour les protéger du froid et de l'humidité et les emballe partiellement dans une bâche en plastique pendant l'hiver.

PLUS DE SOLEIL QU'EN SICILE

Pendant l'été, le soleil de minuit vient à la rescousse, avec à la clé jusqu'à 20 heures de lumière par jour. Selon les calculs du viticulteur amateur, il y a en moyenne 30 jours de luminosité supplémentaires dans son vignoble que dans le sud de l'Italie.

Mais cet été, la nature lui a offert quelque chose dont il se serait bien passé: un excès de pluie. Alors que le sud de l'Europe a souffert de vagues de canicules, la Finlande a connu les mois de juin et de juillet les plus froids depuis 50 ans, avec des averses presque quotidiennes. Il espère que le retour du soleil et de la chaleur à la fin de l'été pourra sauver sa récolte. Il commencerait alors les vendanges début octobre, un peu plus tard que d'habitude. Ensuite, le vin fermentera dans de grands pichets en verre et non pas dans les tonneaux en bois traditionnels car M. Nelimarkka trouvait le processus trop difficile. Dans son pays, il fait figure d'original.

                                                                                                                                                                         Source: larvf.com

10/04/2018

Un OAD pour savoir à quel moment planter ou complanter sa vigne

 

L’interprofession bourguignonne a développé un outil pour guider les viticulteurs dans leur choix de renouvellement du vignoble, lorsqu’il est touché de dépérissement

Les pieds atteints d'esca sont souvent remplacés par complantation. Mais ce n'est pas toujours la solution la plus rentable.

Les pieds atteints d'esca sont souvent remplacés par complantation. Mais ce n'est pas toujours la solution la plus rentable.

On l’attendait depuis plusieurs mois, il est enfin arrivé ! Le nouvel OAD (Outils d’aide à la décision) du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), permettant de choisir entre arrachage et complantation a été présenté lors du séminaire montpelliérain début avril, destiné au Plan National Dépérissement du Vignoble.

Une perte de production qui peut atteindre 12 hl/ha en complantation. Cet outil est en réalité un calculateur d’impact, qui se base sur des données techniques permettant d’évaluer la perte de rendement en cas de complantation.

L’interprofession a en effet calculé qu’une vigne met en moyenne neuf ans à atteindre son plein potentiel de production. Dans des vignes plantées à 10 000 pieds/hectare, avec un taux de complantation de 4 %, la perte de récolte est de l’ordre 12 hl/ha (sur 52,5 hl/ha de rendement maximal théorique).

Par ailleurs, le BIVB estime qu’un complant revient entre 4 et 16 euros le pied « selon la stratégie de l’entreprise », avec une moyenne de 7,70 euros. Et son entretien nécessite 50 % de temps en plus. Il est donc primordial de bien réfléchir toute opération de complantation, un arrachage suivi d’une replantation est parfois plus rentable. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas toujours les plus vieilles parcelles qui doivent être replantées en premier...

                                                                                                                                                                          Source: RéussirVigne 

09/04/2018

Stéphane Derenoncourt : " 2017, un millésime atypique à Bordeaux "

 

 La dégustation des terroirs 2017 des vins de Bordeaux s'est déroulée ce lundi 26 mars, pour la 15e fois.

Elle a montré un millésime inhabituel pour les appellations du bordelais.

Déroutant, insolite, historique. C’est en ces termes que le célèbre consultant Stéphane Derenoncourt, a qualifié les vins bordelais du millésime 2017, lors de leur présentation à la presse à Paris. Selon lui, le gel ayant davantage frappé le merlot que le cabernet, les proportions des encépagements de nombreux domaine ont évolué. Ainsi, le château Larrivet Haut-Brion, à Léognan, se retrouve avec seulement 5 % de merlot dans son 2017, contrairement à 42 % les autres années. 2017 un millésime proche de 2012. De manière plus générale, « le millésime 2017 se rapprocherait du 2012 au niveau de la structure, explique Stéphane Derenoncourt, à cause d’un manque de chaleur estivale, et d’une pluie début septembre qui a dilué les raisins ».

La vigne n’ayant pas subi de stress, le potentiel phénolique s’est avéré plutôt moyen. Enfin, l’année a été caractérisée par une forte proportion d’acide malique dans les moûts, causée par un manque de lumière. De ce fait, « le profil des vins est orienté vers le fruit et la souplesse », indique Frédéric Massie, consultant chez Derenoncourt.

                                                                                                                                                                        Source: RéussirVigne 

08/04/2018

Cloé, la coiffe qui trace le Champagne

 

 Le Syndicat général de vignerons de Champagne poursuit le lancement de la coiffe Cloé. Cette dernière permet aux vignerons de lutter contre les reproductions frauduleuses, mais aussi de gagner en efficacité.

 

Cloé est une coiffe unique et infalsifiable.Cloé est une coiffe unique et infalsifiable.

 

Traçabilité, sécurité, communication... La coiffe Cloé a de nombreux atouts, et le syndicat général des vignerons de Champagne (SGV) compte bien le faire savoir. À l'occasion d'une table ronde innovation à Paris, ses représentants l'ont présentée aux journalistes de la capitale.

Pour rappel, Cloé est dotée d'un numéro de série unitaire permettant une signature unique, d'un hologramme haute sécurité et d'un QR code pour identifier la bouteille par flash. Ces outils permettent au vigneron de garantir la traçabilité de ses vins, mais aussi de gérer ses stocks plus facilement. « C'est en outre une aide à la déclaration récapitulative mensuelle » ajoute Catherine Chamourin du SGV. Cloé possède une technologie anti-contrefaçon de haut niveau, similaire à celle utilisée pour la sécurité monétaire ou les passeports. De plus, les bouteilles volées peuvent être black-listée, entrainant géolocalisation et alerte auprès du vigneron lorsque le receleur l'utilise.

Une lettre d'intention signée avec les douanes.

Ce projet a été mené à bien grâce au partenariat avec les fabricants de coiffes, ainsi que la société advanced track and trace (ATT), spécialistes dans la protection des marques.

« Une lettre d'intention a été signée avec les douanes, pour envisager une collaboration avec les agents de contrôle » se réjouit Catherine Chamourin. Cela permettra aux deux parties de faciliter le contrôle et d'aller plus loin en termes de répression des fraudes. Mais Cloé est aussi un atout marketing pour le vigneron. En effet, le consommateur qui flashe la coiffe pourra obtenir toutes les informations sur sa bouteille de champagne, et cela directement sur son smartphone.

La technologie ayant un coût, il faut toutefois compter trois centimes de plus que pour une coiffe ordinaire.

 

                                                                                                                                                                            Source: RéussirVigne

07/04/2018

La commercialisation des côtes de gascogne progresse sur tous les fronts

 

Avec une croissance à l'export de 18 % en volume et en valeur sur la dernière campagne, les producteurs de côtes de gascogne ont de quoi être satisfaits.

« Nous sommes arrivés en retard sur les marchés lointains comme les États-Unis, mais le travail des opérateurs commence à payer » se réjouit Bernard Bonnet, président de l'interprofession.

Pour la deuxième IGP de France, tous les voyants sont au vert. Leurs plus gros clients, à savoir l'Allemagne et les Pays-Bas, affichent tous deux des progressions de plus de 9 %, et les nouveaux importateurs affichent des scores affriolants, à l'instar de la Pologne, qui progresse de presque 260 % !

Pour Bernard Bonnet, ces bons chiffres n'ont rien de conjoncturel : il s'agit bel et bien de conquêtes de marchés, voire de reconquête pour le Royaume-Uni.

 

Fin de l'hégémonie des vins de cépages en Angleterre

« Le positionnement prix de nos produits joue en notre faveur, estime le président. Et les anglo-saxons commencent à se lasser des vins de cépages. » Il faut dire aussi que le vin blanc, qui représente 80 % de la production de l'IGP, se boit plus facilement hors repas et répond mieux aux nouveaux instants de consommation.

Le marché national n'est pas en reste, puisqu'il affiche un essor de 6,7 % en volume et 8,7 % en valeur.

« C'est une belle progression, d'autant plus que le contexte est difficile » commente Bernard Bonnet. Dans l'Hexagone, ce sont les doux et moelleux qui se développent le mieux, avec une croissance à deux chiffres.

« Les gens ont tendance à se détacher des liquoreux pour aller vers des vins moins chargés en sucre et avec plus de vivacité, analyse Alain Desprats, président du syndicat des côtes de gascogne. Le gros du marché se situe d'ailleurs entre 40 et 50 grammes de résiduel. »

Le prochain défi sera de faire connaître l'IGP sur la partie Est de la France, moins représentée dans les achats.

 

                                                                                                                                                                           Source: Réussir Vigne

06/04/2018

Parfum de miel et de rose

 

 

Les arômes de rose et de miel dans les vins et les bières seraient le résultat de l’expression de certains gènes de la levure Saccharomyces cerevisiae. Tel est le résultat des derniers travaux de recherche de microbiologistes belges. L’équipe de Johan Thevelein, à l’institut VIB, dans les Flandres, a utilisé les dernières avancées en génétique, et notamment l’édition des génomes, pour aboutir à ces résultats.

Dans un premier temps, elle a étudié les gènes d’une souche hybride de Saccharomyces cerevisiae, et a réussi à identifier quatre loci, liés à une plus forte production d’acétate de phényléthyle, la molécule à l’origine des notes de rose et de miel. En poussant plus loin, elle a déterminé que les allèles de deux gènes, TOR1 et FAS2, jouaient un rôle important dans cette synthèse.

Vérification par CRISPR/Cas9

Les chercheurs ont ensuite eu recours à la technique de CRISPR/Cas9 pour insérer ces deux gènes dans le génome des deux levures « parents ». Avec une hausse importante de la production d’acétate de phényléthyle à la clé. Les deux gènes codent donc bel et bien pour la production de ces arômes.

Les scientifiques comptent poursuivre leurs essais sur bière, pour étudier l’impact organoleptique de ces souches expérimentales.

Dans leurs essais, les scientifiques ont également identifié les gènes responsables de notes de banane et de beurre.

 

                                                                                                                                                                                 Source : RéussirVigne

05/04/2018 

Le purin d’ortie, une efficacité en demi-teinte sur vigne

 

 

Les techniciens champenois testent depuis plusieurs années l’effet du purin d’ortie. Selon les années, ils constatent un

effet bénéfique variable contre le mildiou. 

Une moindre sensibilité au mildiou et un effet biostimulant, tels sont les arguments de vente du champenois David Collot pour ses extraits fermentés d’ortie. Céline Jolibois, conseillère à la chambre d’agriculture de la Marne, et Maxime André, du Comité champagne, ont tenté de vérifier leur impact sur dix parcelles expérimentales.

En année à faible pression parasitaire, comme 2017, associé au cuivre à la dose de sept litres par hectare, l’intérêt de telles préparations ne ressort pas vraiment.

En revanche, sur une année à forte pression comme 2016, elles ont donné quelques résultats intéressants. « Sur le site d’Allemant, nous avons observé un gain d’efficacité contre le mildiou par rapport à une stratégie de cuivre seul, d’environ 30 % sur feuilles et sur grappes à la fin juillet », rapporte Céline Jolibois. Sur les autres parcelles, un écart plus ou moins fort existe, sans toutefois être significatif.

C’est le problème de ces préparations, acquiesce Sébastien Carré, de la chambre d’agriculture de l’Aube. L’effet n’est pas constant, il varie selon le site, l’itinéraire technique, l’année… De son côté, il teste depuis 2010 le bénéfice de tisanes de plantes (orties et huit autres essences telles que la bourdaine et la valériane) en mélange à trois litres par hectare.

Deux kilos de cuivre en moins pour la même efficacité. Sur la commune des Riceys, la préparation a permis de baisser la dose de cuivre de six à quatre kilos en gardant une efficacité acceptable lors des années difficiles comme 2013 et 2016, alors que la modalité à quatre kilos de cuivre seul commençait à décrocher. Mais sur Verzy, les résultats ont été moins satisfaisants… Les

techniciens ont également évalué l’effet de l’ortie sur l’azote de la vigne.

« L’appareil N-tester ne m’a pas indiqué de différence », relate Céline Jolibois. De son côté, Maxime André a observé une légère tendance à la hausse de l’azote assimilable dans les moûts, mais rien de significatif.

Au champ, certains notent toutefois des signes visuels. « Sur les parcelles où j’ai utilisé le produit à trente litres par hectare, la chute des feuilles est intervenue plus tard », témoigne un viticulteur champenois.

                                                                                                                                                                               Source: RéussirVigne

29/03/2018

Cerdon contre Clairette de Die

 

Douche froide pour la Clairette de Die rosée

Coup dur pour la toute jeune AOC Clairette de Die rosée, pourtant reconnue par décret le 16 novembre 2016.

Après une première cuvée bien reçue du public, celle-ci vient de voir son cahier des charges annulé par le Conseil d’Etat !

En effet, la haute juridiction relève que le nouveau cahier des charges de l’appellation ne justifiait pas assez l’antériorité historique de cette production de vins mousseux rosé dans le Diois. Cette décision donne gain de cause au Syndicat des vins du Bugey, à l’origine de la requête en annulation et en charge de la production de l’AOC Cerdon, reconnue en 2009 et désignant un autre vin mousseux produit dans l’Ain.

Ainsi, la rédaction du cahier des charges d’une appellation d’origine n’est pas anodine, puisqu’elle doit permettre de justifier de

l’existence d’un usage de production antérieur et d’une interaction causale entre la zone géographique concernée et la

qualité ou les caractéristiques du produit.

Le Conseil d’Etat considère qu’il faut un peu de temps pour caractériser le lien entre l’origine et la qualité des produits.

En l’absence de cette condition d’antériorité, l’AOC Clairette de Die reste donc réservée aux vins mousseux blancs !

Pour les 300 producteurs de l’appellation, la nouvelle est d’autant plus rude qu’une loi de 1957 réserve la possibilité d’élaborer des vins mousseux sur l’aire de l’AOC aux vins bénéficiant de cette appellation.

L’annulation du cahier des charges interdit donc aux vignerons Diois de poursuivre leur production de rosé.

Avec plus de 500 000 bouteilles commercialisées en 2017, cette variante rosée semblait pourtant promise à un bel avenir et représentait déjà 4% de la production totale de Clairette de Die.

Jean-Baptiste Thial de Bordenave

                                                                                              La revue du Vin de France Avril 2018

  

15/03/2018

La vigne résistante à la sécheresse mais défiée par le réchauffement:

 

  

 

Les vignes sont plus résistantes à la sécheresse

qu'estimé révèle une étude dans le Bordelais et la vallée de Napa en Californie, mais seront de plus en plus vulnérables au changement climatique qui accroît la fréquence des vagues de chaleur et la diminution des précipitations.

 

"La vigne a un potentiel de résistance à la sécheresse plus grand qu'on ne le pensait et c'est un message plutôt optimiste" pour l'avenir du vin, résume Sylvain Delzon, un scientifique de l'Inra, l'Institut national français de la recherche agronomique à Bordeaux, l'un des co-auteurs de ces travaux publiés mercredi aux Etats-Unis dans la revue Science Advances.

 

Cette étude, menée entre autres à partir de données portant sur les quinze dernières années, montre qu'il n'y a aucune différence entre plusieurs cépages dans leur résistance physiologique pendant des sécheresses sévères, explique-t-il dans un entretien avec l'AFP.

S'appuyant sur des observations sur le long terme dans deux des plus grandes régions viticoles mondiales, le Bordelais à Saint-Emilion et la vallée de Napa en Californie, ces chercheurs ont pu pour la première fois déterminer que les vignes n'ont jamais atteint leurs seuils mortels de dysfonctionnement hydraulique. Ce phénomène se produit quand les tiges des pieds n'arrivent plus à faire circuler la sève dans leur système vasculaire.

Mais, soulignent-ils, la marge de sécurité face à la sécheresse reste faible en juillet.

 

La transpiration des vignes:

En étudiant la régulation de la transpiration des vignes, première réponse au stress hydrique de plusieurs cépages, dont le Syrah et le Grenache, les auteurs ont démontré qu'elles adoptent le même comportement face au manque d'eau.

Outre une bonne résistance des vaisseaux de la tige à l'embolie vasculaire, ce mécanisme d'adaptation s'explique aussi par une plus grande vulnérabilité des feuilles au dessèchement qui jouent le rôle de fusible. "En perdant ses feuilles, la vigne réduit sa transpiration ce qui empêche la chute de sa capacité hydrique", précise Sylvain Delzon.

Cette étude a aussi permis de mettre en évidence un changement de vulnérabilité des vignes au manque d'eau en été et de voir qu'elles sont plus résistantes après des sécheresses fréquentes et intenses.

"Les vignes n'ont donc jamais atteint leur seuil de rupture pendant les épisodes de sécheresse du début du siècle", résument les scientifiques.

Mais "le changement climatique va accroître le stress et réduire cette marge de sécurité hydrique", estime Sylvain Delzon.

 

Dépérissement de la vigne:

"Quand ces seuils seront franchis il faudra irriguer", ajoute-t-il, précisant que dans le Bordelais l'irrigation est actuellement interdite par le cahier des charges des appellations contrôlées sauf pendant les trois premières années de la plantation.

Un certain stress hydrique est en effet indispensable pour assurer une maturation optimale du raisin et obtenir des vins de qualité, favorisant pour les rouges la synthèse des polyphénols.

"Dans le Bordelais certains cépages seront peut-être plus affectés que d'autres et c'est le travail que nous faisons actuellement pour le déterminer", précise Sylvain Delzon.

Dans la vallée de Napa, beaucoup plus sèche que la région de Bordeaux, les viticulteurs irriguent déjà leurs vignobles ce qui les rend encore plus vulnérables aux futures sécheresses car leur marge de résistance au manque d'eau est déjà très réduite, pointe-t-il.

"Nous sommes déjà dans un contexte où la production de vin, notamment en France, ne cesse d'être affectée" par le dépérissement de la vigne, indique le chercheur rappelant que 2017 a été la première année au niveau mondial où on a

produit moins de vin qu'on en a consommé.

Ce dépérissement du cep de vigne est lié à une multiplicité de facteurs complexes comme des maladies, des pratiques agricoles ou encore la sécheresse liée au changement climatique, note-t-il.

De surcroît, la consommation d'eau dans l'agriculture est énorme et devrait augmenter avec l'accroissement démographique, surtout dans des environnements plus arides. Ainsi 80% des ressources en eau douce de Californie sont actuellement consacrées aux cultures. Avec le changement climatique, il est donc encore plus impératif de réduire l'eau utilisée dans les activités agricoles pour assurer une viabilité durable de l'agriculture et ce en développant des cultures plus résistantes à la sécheresse, font valoir les auteurs de ces travaux.

                                                                                                                                                                                           Source : AFP

14/03/2018

Homéopathie et aspirine naturelle:

 

 

Une recette contre le gel de la vigne:

Tout près des vignobles des Côtes de Blaye, une petite entreprise de Charente-Maritime vient de découvrir fortuitement une solution 100% naturelle qui, selon elle, protège les vignes du gel.

Homéopathie et aspirine naturelle, c'est peut-être la solution qui permettra aux vignerons de vaincre ce fléau qui a ravagé l'an dernier des centaines d'hectares du Bordelais et causé des millions d'euros de pertes.

Au village de Bussac-Forêt, tout au sud de la Charente-Maritime, Bernard Lachaise, ingénieur agronome, dirige depuis 17 ans

Gétade Environnement, avec deux employés et sa femme Annie à la comptabilité. Il a déjà mis sur le marché français une petite vingtaine de produits phytosanitaires biologiques, dont le MO2, aux vertus antigel découvertes l'année dernière.

Le MO2, c'est pour mildiou et oïdium, deux maladies de la vigne que le produit traitait, avec comme adjuvant de l'aspirine végétale, tirée du saule blanc et de la reine des prés, pour fluidifier la sève.

Au printemps 2016, Hervé Emeric venait d'en pulvériser ses vignes dans le Vaucluse quand le gel a frappé: "Les feuilles ont

brûlé. Normalement, quand ça gèle, on ne fait que du bois, on n'a pas de fruit. Pourtant, le raisin a poussé normalement, après", raconte-t-il à l'AFP.

A Saint-Antonin-du-Var, en Provence (Sud-Est), Patrice Giraud a fait le même constat: "Fin avril, j'ai fait venir un expert

d'assurance qui a estimé que 75% de la parcelle avait gelé. Quand il est revenu mi-août, il ne l'a pas reconnue parce que le feuillage et les grappes étaient comme s'il ne s'était rien passé".

Cela a été le déclic pour Bernard Lachaise qui raconte avoir fait trente ans de recherche appliquée pour maîtriser les principes

fondamentaux de l'homéopathie sur la santé animale, et les avoir transposés au végétal, pour que la plante se défende elle-même.

- 'Robinet d'eau ouvert' - "L'homéopathie, c'est prélever le poison pour formuler l'antidote. Cela n'a pas qu'un effet placebo", assure ce quinquagénaire, vêtu de sa blouse grise frappée au logo de son entreprise.

Couplée à l'aspirine végétale qui est connue depuis l'Antiquité, ce traitement "a le même effet sur la sève que l'aspirine sur

le sang. Ça la fluidifie, ce qui l'empêche de geler. C'est comme un robinet d'eau qu'on laisse ouvert, il ne gèle pas", assure-t-il.

Les prescriptions sont simples: lorsque le vigneron voit qu'une gelée va poindre, il vaporise ses vignes avec ce traitement

naturel.

Bernard Lachaise a peaufiné les prescriptions de son produit antigel. Il faut, préconise-t-il, pulvériser la nuit ou tôt le matin, quand les feuilles sont humides. Après, les dosages varient selon le degré d'avancement de la vigne: au stade des "pointes vertes", des "grappes visibles" ou en phase végétative.

Mais le traitement fonctionne mieux sur un sol équilibré, prévient-il.

"Les maladies vont sur des organismes qui sont déséquilibrés par des carences ou bien saturés par des éléments. Or un sol trop

acide ou trop basique modifie la physiologie de la plante et la fragilise", explique-t-il.

"Donc, il faut d'abord rééquilibrer le sol par amendement naturel. Cela attire les vers de terre qui aèrent la terre. Ensuite, on peut appliquer un traitement sanitaire préventif. Mais en équilibrant le sol, j'élimine 60% des besoins en produits phytosanitaires, car la plante est alors capable de se défendre elle-même", insiste-t-il.

Aujourd'hui, son chiffre d'affaires tourne autour des 800.000 euros et il dit négocier avec une multinationale européenne pour le

commercialiser à grande échelle. En attendant, il fait construire de nouveaux locaux de 1.800 m2, quatre fois plus grands qu'aujourd'hui.

                                                                                                                                                                                       Source: AFP

06/02/2018

Une recharge des nappes phréatiques irrégulière: 

 

Le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique qu'à fin décembre 2017, 12 % des nappes phréatiques étaient en baisse, 25 % stables et 63 % en hausse.

 

64 % des nappes phréatiques du territoire affichent un niveau bas à très bas (situation arrêtée à fin décembre 2017).

64 % des nappes phréatiques du territoire affichent un niveau bas à très bas (situation arrêtée à fin décembre 2017). 

 

La recharge hivernale à bel et bien débuté. C'est ce qu'affirme le dernier bulletin en date du BRGM, finalisé au 1er janvier 2018. Ainsi, "sur l'ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour un tiers environ des points suivis (36 %), ils sont modérément bas à très bas pour les 64 % restants".

Parmi les zones présentant les situations les moins favorables, figurent::

*Les aquifères de la Région PACA, qui ont des niveaux plus bas que la moyenne à cause d'une recharge hivernale très déficitaire à fin décembre 2017.

*La nappe des calcaires du Sud de la Vendée, qui présente des niveaux très bas, mais que les épisodes pluvieux de décembre permettront peut être d'inverser.

*Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui affichent des niveaux encore globalement orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas voire très bas, en conséquence de pluies déficitaires.

Les aquifères karstiques et littoraux du Languedoc qui ont tous des niveaux globalement bas et qui n'ont pas encore bénéficié d'épisodes cévenoles significatifs, généralement observés à l'automne.

                                                                                                                                                                         Source: Réussir Vigne 

05/02/2018

Des toiles efficaces contre les gelées blanches:

 

Interdites en 2003, les toiles hors gel interpellent à nouveau les vignerons touchés ce printemps. Tant et si bien qu’' à Chablis,

l’'expérimentation pourrait reprendre.

Tour d’' horizon de cette solution qui revient sur le devant de la scène.

 

À la fin des années 90, des vignerons chablisiens ont expérimenté, avec succès, la lutte contre le gel via des toiles antigel.   À la fin des années 90, des vignerons chablisiens ont expérimenté, avec succès, la lutte contre le gel via des toiles antigel.

 

Pourquoi les toiles hors gel ont-elles été interdites ? Apparues au milieu des années 90, les toiles hors gel ont été interdites par l'’Inao en 2003. L'institut avait considéré « qu’elles modifiaient les caractéristiques du milieu et avaient donc un impact sur le terroir en interférant même temporairement sur les relations vigne/sol »  explique Christèle Mercier, déléguée territoriale Centre-Est. Un impact confirmé par Guillaume Morvan, de la chambre d’'agriculture de l’'Yonne, qui avait à l’'époque accompagné les vignerons ayant mis en place ce système. « Nous avions pu observer un léger effet de serre qui activait la pousse de la vigne et lui faisait prendre une avance d’'environ huit jours en départ de végétation, relate-t-il. Mais cette avance se réduisait dès la dépose des toiles et au final les vignes protégées étaient vendangées en même temps » Un autre reproche émis à l’encontre des toiles hors gel concernait leur impact paysager, qui inquiétait certains vignerons.

Quelle est leur efficacité ? Elle serait mitigée : bonne sur les gelées blanches, et faible sur les noires. « Nous avions suivi ce dispositif de toiles hors gel de 1997 à 2001 chez quinze vignerons sur le vignoble de Chablis et nous avions pu constater une bonne efficacité sur les gelées blanches jusqu’à - 6 °C », observe Guillaume Morvan. De même, en Champagne, le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de champagne) avait mis en exergue une efficacité intéressante sur les gelées blanches, d'’autant plus forte que celles-ci n’étaient pas trop marquées. En revanche, le comité avait obtenu des résultats quasi nuls, voire négatifs, sur les gelées noires qui descendent souvent très fortement et très vite en température, avec une hygrométrie très basse et du vent. « Sur ce type de gelées, les dégâts pouvaient même être aggravés jusqu’à 40 % par rapport à un témoin non bâché », constate Basile Pauthier, chef de projet terroir au CIVC.

Quelles sont les modalités d’installation de ces bâches ? Les toiles hors gel sont des équipements amovibles. Elles doivent être installées au printemps (avril-mai) pour une période d’un mois et demi environ. « Elles présentent l'’avantage d'’être en place avant la période de risque, indique Guillaume Morvan. Ce qui permet aux vignerons d’'être sereins et d’'éviter ainsi l’'allumage de façon précipitée de chaufferettes par exemple, et les salaires de nuit qui vont avec. » En revanche, la mise en place de la toile nécessite des soins. Il faut étaler la bâche sur les piquets de vigne protégés avec du caoutchouc et la fixer sur les côtés, un peu à l’'instar d'’une toile de tente. « La toile Orgel que nous proposions à l’'époque était commercialisée en 5,70 m de large, explique Arnaud Bouillon de l’'entreprise éponyme, spécialiste des toiles techniques. Elle permettait de protéger environ quatre rangées, et nécessitait deux à trois personnes pour la déployer et la ranger. » Il s'’agissait d’une toile tricotée en bandelettes de polyéthylène, avec un pigment d’aluminium, qui avait la caractéristique d'’être poreuse à la pluie et au vent.

Quel est le coût des toiles hors gel ? La toile Orgel, livrée en bandes de 5,70 m, coûte 1,25 euro/m2 soit environ 11 000 à 12 000 euros par hectare. Un prix auquel il faut ajouter le temps d'’installation, soit environ 15 000 euros/ha. Néanmoins, cet investissement peut s'’amortir assez vite en cas de gel, et la toile peut être réutilisée pendant au moins sept ans. « Ce système est par ailleurs à comparer à d’'autres solutions comme les chaufferettes, plus polluantes et qui consomment du fuel, commente Guillaume Morvan. Mais si ces toiles revenaient à l’'ordre du jour, il faudrait sans doute optimiser leur temps de présence dans la parcelle et faciliter leur pose/dépose. »

Vont-elles à nouveau être autorisées ? Les toiles hors gel sont à ce jour interdites pour les vignobles en appellation, mais précise Philippe Doumenc, animateur de la Commission nationale scientifique et technique de l’'Inao, « à l’'instar de l'’expérimentation en cours sur les filets anti-grêle en Bourgogne, une demande d’'expérimentation sur les toiles hors gel peut être formulée auprès de l'’Inao ». Elle doit être à l’initiative d’un ODG, avec un partenaire technique. Et elle doit comporter un projet de protocole d’'expérimentation, avec mesure de paramètres aussi variés que les éventuels impacts sur la conduite et la taille de la vigne, l’'incidence sur l’'état sanitaire de la vigne et sur la qualité des traitements phytosanitaires, l’'impact sur le bilan hydrique, la physiologie de la vigne, l’'évaluation sensorielle des vins ou encore l’'aspect paysager. Le volet économique (coûts générés) doit également être pris en compte, en sachant que par ailleurs, pour faire face notamment à des aléas climatiques, la mise en place de volumes individuels complémentaires est déjà un outil de gestion opérationnel dans de nombreux vignobles. À Chablis, plusieurs vignerons seraient intéressés pour déposer un dossier selon Frédéric Gueguen, du syndicat de l’'appellation Chablis. À suivre donc dans les mois à venir.

                                                                                                                                                                    Source: Réussir Vigne 

04/02/2018

Alien, le nouveau robot de tri des raisins:

 

Le robot de tri Alien vient de terminer sa campagne de tests au château Haut-Bailly, en Gironde. Voici ce que nous en

avons pensé.  

 

Les bras de l'Alien sont montés sur trois moteurs électriques. La tête accueille un bec qui aspire les déchets.Les bras de l'Alien sont montés sur trois moteurs électriques. La tête accueille un bec qui aspire les déchets. 

En voyant fonctionner le bras de tri Alien, on comprend mieux l’origine de son nom. Avec ses quatre mouvements par seconde, ce système conçu par Joël Gallet (société JGC) et développé par l’entreprise CITF semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Même si le prototype testé cette année à Bordeaux possède de nombreux points à améliorer, il a épaté ses premiers utilisateurs.

Le principe d’Alien (pour automatique ligne d’interception d’éléments négatifs) est simple. Il se positionne à la sortie de l’érafloir, où un tapis roulant récupère les baies et passe à travers un boîtier comprenant le système de vision. Une caméra prend alors la vendange en photo, tous les trente centimètres.

Ces images sont interprétées par un ordinateur qui définit ce qui est à éliminer, à savoir ce qui n’est pas rond et rouge.

L’ordinateur envoie ensuite les coordonnées des indésirables à deux bras robotisés, équipés d’un bec aspirant. « Nous avions d’abord imaginé un système de préhension pour limiter le bruit, mais cela induit trop de mouvements pour aller jeter le déchet. Nous avons donc opté pour un aspirateur cyclone industriel », explique François Lalut, PDG du groupe CITF.

Au final, la machine est certes bruyante, mais bien moins que l’égreneur Cube qu’utilise le domaine.

L’encombrement, bien que susceptible de changer, est similaire à une table de tri classique, avec juste quelques centimètres de plus en hauteur.

En action, Alien impressionne par la vitesse d’exécution de ses bras. Toutefois, le bec de deux centimètres de diamètre a tendance à s’obstruer rapidement à cause des débris de rafles. Bien qu’un système de nettoyage automatique ait été prévu, cela crée une perte de temps.

À la sortie du tapis, il n’est pas rare de voir des déchets restants partir avec la vendange. Ce qui fait dire à Gabriel Vialard, responsable d’exploitation au château Haut-Bailly, que la machine ne remplacera pas complètement l’homme. « Elle fait 90 % du travail, observe-t-il. En ajoutant deux personnes à la sortie, on obtient un meilleur travail qu’avec un tri classique. Pour moi, cela permettra surtout de se rapprocher encore de la perfection. » Lors de notre visite, la machine a capté en moyenne 82 % des corps étrangers, soit 257 interceptions à la minute.

 

Un capteur de pression permet de savoir quand le bec se bouche, ce qui envoie automatiquement le bras vers une buse de nettoyage.Un capteur de pression permet de savoir quand le bec se bouche, ce qui envoie automatiquement le bras vers une buse de nettoyage. 

 

De nombreuses améliorations à venir pour l’an prochain.

Pour l’instant, l’heure est donc encore au développement. « Nous avons compilé des pages entières de remarques, et allons travailler cet hiver sur les améliorations », assure François Lalut.

En premier lieu, il s’agit de changer le convoyeur, qui a causé de nombreux soucis. La couleur blanche du tapis, virant au rose au fil du tri, a notamment conduit l’ordinateur à confondre les taches et les baies roses.

En deuxieme lieu, une table vibrante sera ajoutée juste avant le tapis, pour éliminer les plus gros débris de rafles. « De plus, cela permettra d’avoir un flux constant et d’améliorer la qualité de travail », poursuit le dirigeant.

Le diamètre du bec devrait également être réduit et l’aspiration augmentée, pour être plus précise et limiter les pertes collatérales.

Le dernier chantier prévu, et pas des moindres, est d’optimiser le mouvement des bras, qui reviennent actuellement en position centrale après chaque aspiration. « Nous pourrions ainsi doubler la cadence de travail », estime François Lalut.

Au vu du premier essai, Gabriel Vialard est plutôt confiant. « Il y a eu beaucoup d’arrêts, ce qui est normal pour un prototype. Mais lorsqu’il fonctionnait bien, nous pouvions traiter trois tonnes par heure. Le nettoyage est facile, il se fait en quinze minutes, et la mécanique est simple puisqu’il n’y a qu’une pièce d’usure », confie-t-il. « Les techniques de l’optique et du bras sont au point, confirme le fabricant, le reste du travail c’est du réglage et de l’optimisation. »

Un nouvel Alien, en présérie cette fois, devrait voir le jour pour la campagne 2018. Il est annoncé à un prix avoisinant les 150 000 euros.

                                                                                                                                                                         Source: Réussir Vigne 

 L'or du Jura 

Le Vin Jaune est élaboré à partir du cépage Savagnin, avec un processus d’élevage unique.

Il est élevé sur 4 AOC : Arbois, Côtes du Jura, Château-Chalon et l’Etoile.

Une fois la fermentation achevée, il est conservé six ans et trois mois en fût de chêne.

Lors de ce vieillissement, un voile de levures se forme à la surface du vin et le préserve du contact direct avec l’air.

 

Une fois le vieillissement terminé, le Vin Jaune est mis en bouteille dans un contenant unique : le clavelin.

Une contenance particulière pour un vin hors normes, car le clavelin ne contient que 62 cl, soit ce qu’il reste d’un litre de vin après plus de six ans en tonneau. Ce qui s’est évaporé au fil des ans, hérite du nom poétique de « part des anges ».

 

Une fois enfermé dans son flacon, le Vin Jaune est quasi immortel. Sa capacité de vieillissement est l’une des plus importantes au monde. Néanmoins, il s’apprécie pleinement dans sa jeunesse et se laisse redécouvrir au fil du temps.

    

16/01/2018

Le CERDON gagne en justice

Saisi il y a un an par le syndicat des vins du Bugey, le Conseil d’état vient d’annuler l’autorisation donnée par Institut national de l’appellation d’origine (INAO) au Syndicat de la clairette-de-die et des vins du Diois de lancer un rosé effervescent.

Pour les viticulteurs bugistes, ce nouveau produit concurrentiel était trop proche du cerdon et ne répondait pas aux exigences d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC), le Diois produisant historiquement des vins à base de raisins blancs.

La plus haute juridiction de l’ordre administratif a ainsi conclu vendredi à la nullité du décret du 16 novembre 2016 régissant l’appellation d’origine contrôlée (AOC) clairette rosée, jugeant que ce vin mousseux rosé n’était pas présent historiquement dans le Diois, et a condamné l’Etat à verser une somme de 3.000 euros au Syndicat des vins de Bugey.

Le ministre de l’Economie et le ministre de l’Agriculture «ont commis une erreur d’appréciation en estimant que la condition d’antériorité était remplie et en approuvant ce nouveau cahier des charges», relève le Conseil d’Etat.

«C’est la douche froide et une immense déception pour tous les vignerons du Diois», a réagi lundi Fabien Lombard, président du syndicat de la Clairette. «On avait des arguments qui n’ont pas été retenus. On en prend acte. Mais il faut être pragmatique. Nous continuerons à produire notre rosé mais plus dans l’appellation Clairette de Die», a-t-il expliqué. «On a aussi des bouteilles

dont il faut étudier le devenir.

C’est encore trop tôt pour savoir quelle forme cela prendra, peut-être une marque collective», a-t-il ajouté.

"Respect des coutumes"

En 2016, le rosé mousseux a représenté 4% de la production de clairette. «Si nos vins rosés rencontrent un succès auprès des consommateurs, on ne va pas s’en excuser !», relève Fabien Lombard.

Pour le président du syndicat des vignerons du Bugey Eric Angelot, «notre requête avait pour fondement de base ce qu’est une AOC, c’est-à-dire le respect des coutumes, de l’historique. J’étais prudent sur l’issue de cette affaire mais assez confiant», a-t-il dit. «C’était notre rôle de protéger l’appellation Cerdon, de rétablir les fondamentaux».

«Il est produit dans des conditions difficiles, en altitude, avec un terrain très pentu, de 12.000 à 15.000 hectolitres d’appellation Cerdon chaque année, un rosé mousseux à base de cépage rouge», remarque M. Angelot. «C’est ce qui lui donne sa typicité particulière».

10/01/2018

Production 2017 encore revue à la baisse:

 

 

35,6 millions d’hectolitres. C’est le chiffre de la production de vin pour le millésime 2017, annoncé par les services des douanes, soit une baisse de 22% par rapport à 2016. Un chiffre en baisse de 1,2 Mhl par rapport aux dernières

prévisions du ministère de l’Agriculture de novembre dernier.

37,2 Mhl en août ; 36,8 Mhl en novembre ; 35,6 Mhl aujourd’hui … Au fur et à mesure que les mois passent les chiffres de prévisions de la vendange 2017 en France s’affinent et ne cessent de diminuer. A l'occasion du conseil

spécialisé de FranceAgriMer du 20 décembre 2017, la douane a en effet communiqué sa propre estimation de la production de vin pour 2017, soit 35,6 millions d'hectolitres, environ 10 millions d'hectolitres de moins par rapport à 2016. Des chiffres tirés des télédéclarations de récolte des vignerons sur le site des douanes. C’est principalement l'accentuation de la sécheresse dans les vignobles méditerranéens et du Beaujolais qui a pesé sur cette nouvelle baisse du volume des récoltes. Ce recul ne reflète toutefois pas les quantités de vins

disponibles sur les marchés. Le niveau des stocks de vins détenus et les mécanismes de mises en réserve utilisés dans certaines régions (volume complémentaire individuel - VCI, réserve interprofessionnelle) doivent en effet être pris en compte et devraient permettre globalement de répondre à la demande en 2017.

                                                                                                                                                                                      Source: Vigne & vin

 

09/01/2018

Financement participatif:

 

 

Pour Maxence Panchau, 31 ans, 2018 marquera la  concrétisation d'un rêve: son installation sur six hectares de

vignes acquis en "copropriété" dans son village d'origine, à

Vacquières (Hérault), grâce au financement participatif de 132 "associés" épicuriens, qui seront rémunérés... en bouteilles de vin.

"Ma passion, c'est la vigne", explique d'emblée celui qui a grandi dans le vignoble de son père, dans ce village de quelque 500 habitants, à 30 km de Montpellier. "Produire son vin c'est magique, surtout quand on a un terroir comme ça!", s'enthousiasme le jeune homme, qui souhaite quitter progressivement son poste actuel de chef de projet dans  l'industrie et devenir vigneron à temps plein. "Les banques ne me suivaient pas et je n'avais pas la puissance financière nécessaire par rapport à un vendeur", raconte-t-il.

Terra Hominis, un système de financement participatif basé dans l'Hérault qui se dit "créateur de vignobles en copropriété", a alors "pris le relais pour installer un jeune qui va pouvoir valoriser son talent sur un vignoble à taille humaine en respectant l'environnement", résume son fondateur Ludovic Aventin.

Rien que de l'humain et du lien chez Terra Hominis, revendique son créateur, ancien caviste à Rouen: les "investissements

plaisir" réalisés par les associés des vignerons qui s'installent ne peuvent pas être spéculatifs, les seuls dividendes qu'ils toucheront sont payés en bouteilles. L'entretien de la vigne, le matériel agricole ou les aléas climatiques restent en revanche à la charge de l'exploitant qui loue la terre.

Nombre de demandes de financement sont écartées par Terra Hominis, souligne Ludovic Aventin: "On a plein de rêveurs qui n'ont jamais travaillé un potager et qui n'ont pas d'argent mais qui voudraient se transformer en vignerons dans le Sud parce qu'ils sont venus l'été et qu'il fait beau".

Rien de tel avec Maxence Panchau, "un bosseur qui connaît la vigne et sait compter", juge Ludovic Aventin. Grâce à Terra Hominis, 132 "associés" réunis en Groupement Foncier Viticole (GFV) vont acheter les terres en copropriété à travers des parts à environ 1.300 euros l'unité et ainsi apporter au jeune homme les garanties et le financement qui lui manquaient pour se lancer.

« Eliminer les grincheux »

Depuis 2011, Terra Hominis a participé à l'acquisition d'environ 80 hectares de vignobles en réunissant 1.400 associés, souvent passionnés de vin et d'ovalie, parmi lesquels les anciens rugbymen Olivier Magne, Pieter de Villiers ou Didier Cambérabero, et a conclu un partenariat avec la Safer Occitane. Faute d'accord à l'amiable, l'opérateur foncier agricole a préempté un domaine de 24 hectares cédé par un vigneron septuagénaire de Vacquières à un gros négociant en vin. C'est sur ce domaine que Maxence Panchau, entre autres, va s'installer.

"Aujourd'hui l'accès au foncier est difficile, particulièrement dans cette zone du Pic-Saint-Loup qui est très demandée",

souligne Claire Haurie, de la Safer Occitanie: "Sans notre intervention pour casser la vente, l'installation de trois jeunes sur ce domaine qui a été divisé n'aurait pas été possible". "On entend souvent ceux qui ont été préemptés crier au scandale mais si des jeunes qui ont du savoir-faire ne peuvent pas s'installer parce que les banques ne veulent pas suivre, ce sont les gros négociants qui vont tout racheter et on perdra ce qui fait la richesse du vin français, sa diversité", abonde Ludovic Aventin, soulignant qu'en

Languedoc, deux tiers des vignerons ont plus de 55 ans.

En janvier, quand la dernière signature devant notaire donnera le coup d'envoi officiel du projet porté depuis un an autour de Maxence Panchau, le partenariat avec Terra Hominis et les co-propriétaires des vignes "ne fera que commencer", assure M. Aventin. Car les "associés", triés sur le volet pour "éliminer les grincheux", sont invités à "tisser des liens forts" avec le vigneron et à partager des moments festifs, notamment pendant les vendanges.

Ils peuvent revendre leur part mais cela reste exceptionnel. "On est plutôt dans une logique de transmission", souligne Ludovic Aventin. "Et si dans 50 ans nos petits-enfants viennent faire les vendanges sur le même domaine, ça pourrait être joli."

 

                                                                                                                                                                                       Publié par AFP

 

08/01/2018

Grand prix du vin:

 

 

Le cinéaste Cédric Klapisch a été désigné jeudi "personnalité de l'année" par la Revue du vin de France pour son film "Ce qui nous lie" sur une famille de vignerons en Bourgogne.

Le réalisateur du "Péril jeune" et de "L'auberge espagnole", qui fait partie des lauréats des douze "grands prix du vin" remis pour cette édition 2018, s'est dit "ultra fier" de cette récompense.

"Je voulais être réaliste avec ce film, faire le portrait de la viticulture d'aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Cédric Klapisch, se réjouissant que de nombreux vignerons "se reconnaissent" dans son long métrage.

"Et ça, c'est une récompense pour moi parce que je suis Parisien, ce n'était pas gagné au départ", a ajouté le cinéaste, qui a rencontré entre 20 et 30 vignerons pour se documenter, et salue le rôle "indispensable" de Jean-Marc Roulot, acteur et vigneron à Meursault, qui joue dans le film, tourné en partie chez lui.

Sorti en juin dernier, le film a enregistré 750.000 entrées en France. Tourné en un an, il évoque les relations entre trois enfants après la mort de leur père vigneron, disparu juste avant les vendanges, les problèmes de transmission d'un domaine et de spéculation foncière, les questions de biodynamie et de pesticides.

Initié aux vins de Bourgogne par son père, qui l'emmenait faire des dégustations dans la région, et aux vins de Bordeaux par son beau-père, Cédric Klapisch revendique des goûts éclectiques: "J'aime bien les Côtes du Rhône, Chateauneuf-du-Pape, le vin d'Alsace. Plus je connais le vin, plus j'aime la variété", confie le réalisateur, également amateur de vins italiens et espagnols.

La RVF a voulu récompenser "un film qui présente le vin sous un jour à la fois esthétique et profond", a dit Denis Saverot,

directeur de la rédaction du magazine.

                                                                                                                                                                                            Source: AFP

26/12/2017

La tonnellerie 2:

 

Quelles sont les principales origines géographiques disponibles en tonnellerie ?

L'IFV de Beaune a mis en place au début des années 1990, des travaux expérimentaux afin de classifier les chênes de

tonnellerie pour l'élevage en barriques des vins de Bourgogne.

Ces essais ont montré que pour les vins blancs, il était préférable de choisir des arbres de l'espèce botanique "rouvre" des origines Bitche (Moselle), Darnet (Limousin), et Saint Palais (Cher). En ce qui concerne les vins rouges, les chênes de la forêt de Cîteaux (Bourgogne) et de Darney (Vosges) ont donné de meilleurs résultats que ceux de Bertranges (Bourgogne) et de Tronçais (Allier).

Le descriptif des boisés obtenu au cours de l'étude réalisée peut être résumé ainsi :

 

Bourgogne (Bertranges) : vanille, grillé, noisette, café, fumé, cacao, évolution avec réglisse et épices douces, résine, sécheresse en fin de bouche pour gros grain (bois vert)

Bourgogne (Cîteaux) :

     rouvre (sous-bois, vanille, noix de coco, café, réglisse, évolution avec des notes de cuir, résine, tabac, cacao, fin de bouche parfois amère)

     pédonculé (fumée, humus, épices, clou de girofle, évolution sans finesse vers la sciure, le brûlé, tanins acerbes)

Vosges (Darney) : torrefaction, vanille, sous-bois, épices (amandes amères), évolution des caractères poivré, de bois brûlés

Tronçais (Allier) : pain grillé, torrefaction, brûlé, moka, évolution vers réglisse, clou de girofle, noix de coco, poivre

Fontainebleau : café, réglisse, épices, évolution vers brûlé, produits pétroliers, planche, amertume et sécheresse finale

Saint Palais : moka, café, amande grillée, réglisee, poivre, évolution vers fumée, poivre

Limousin : pain grillé, torréfaction, clou de girofle, noisette, évolution vers poivre, humus, brûlé, sécheresse finale, amertume

Jupilles : vanille, évolue vers le café torréfié, pain grillé

Bitche : pain grillé, café torréfié, fumé, évolue vers des notes épicées

Sud-Ouest : noisette, pain grillé (notes intenses au début d'élevage qui s'estompent), évolution vers sécheresse

 

                                                                                                                                 Source: Institut Français de la vigne et du vin 

25/12/2017

La tonnellerie 1:

  

Quelles sont les essences de chêne utilisées en tonnellerie et leurs caractéristiques ?

Le chêne est représenté par 250 espèces dans le monde qui sont principalement localisées dans les zones tempérées de

l'hémisphère Nord. Hormis le chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra) utilisé parfois pour la fabrication de gros contenants mais rarement pour les barriques car il communique des goûts désagréables, 3 essences de chênes sont essentiellement utilisées en tonnellerie:

chêne pédonculé (Quercus robur) : son aire stationnaire occupe toute l'Europe depuis la péninsule ibérique jusqu'à l'Oural. En

France, il est présent dans les plaines du Sud-Ouest et du Centre, sur la bordure du Massif Central et dans les plaines et les vallées du Nord et de l'Est. Cette espèce, riche en composés phénoliques et en ellagitanins, est pauvre en cis et trans-whiskylactones (noix de coco)

chêne rouvre (Quercus petraea) : l'implantation du chêne rouvre s'étend de l'extrême nord de la péninsule ibérique jusqu'à la partie méridionale de la Scandinavie. En France, il est présent dans la moitié Nord jusqu'au Massif Central et dans les Pyrénées Centrales. Cette essence de chêne est pauvre en ellagitanins mais riche en lactones et en eugénol (clou de girofle)

chêne blanc d'Amérique du Nord (Quercus alba) : on retrouve cette espèce dans l'Est des USA, dans la région du Midwest (Missouri) et dans le Sud du Québec. La présence de nombreux thylles et sa faible teneur en éllagitanins ralentissent les transferts d'oxygène et les phénomènes d'oxygénation ménagée. Cette essence est très riche en scopolétine, en acide férulique responsables de notes balsamiques dans le vin, en lactones et en eugénol.

 

                                                                                                                                 Source: Institut Français de la vigne et du vin

24/12/2017

Le goût de bouchon 2:

 

Quelles sont leurs origines des goûts de bouchon ?

Les TCA sont synthétisés à partir des chlorophénols sous l'action de moisissures. Ces chlorophénols sont formés à partir du chlore qui peut provenir des écorces d'arbres pollués par des insecticides, de l'air ou de produits chlorés utilisés dans les chais.

 

Les TeCA sont synthétisés à partir de chlorophénols sous l'action de moisissures dans l'atmosphère humide des chais. Ces chlorophénols proviennent des produits longtemps utilisés dans le traitement du bois, mais maintenant interdits. Le vin peut être contaminé par l'air ou par contact avec des matériaux contaminés (bentonites, bouchons...)

 

Les TBA sont issus de la dégradation microbiologique de tribromophénols qui ont, dans certains pays, remplacés les chlorophénols dans le traitement des bois.

                                                                                                                            Source: Institut Français de la vigne et du vin.

23/12/2017

Le goût de bouchon 1:

 

Quelles sont les molécules responsables des goûts de bouchon?

Le 2,4,6 Trichloroanisole ou TCA dans 70% des cas, à odeur de bouchon et au seuil de détection de 1.5 à 5 ng/L. Dans 95%

des cas, les TCA sont apportés par le bouchon.

Le 2,3,4,6 Tetrachloroanisol ou TeCA à odeur de moisi et au seuil de détection de 12 ng/L. Il est responsable des goûts de

bouchon sur les vins n'ayant jamais été en contact avec du liège.

Le 2,4,6 Tribromoanisole ou TBA, à odeur de moisi, responsable d'un caractère phénolique et iodé au seuil de détection de 0.5 ng/L. Il s'agit d'un des plus puissants contaminants identifiés

                                                                                                                            Source: Institut Français de la vigne et du vin.

22/12/2017 

MOOC Vine&Wine : le nouveau cours en ligne à consommer sans modération

 

Le MOOC Vine&Wine est un nouveau support pédagogique numérique bilingue (anglais /français), dédié à la formation des étudiants et des professionnels désireux d’acquérir les bases scientifiques et technologiques pour appréhender l’univers

du vin dans toute sa complexité et découvrir la richesse de cette filière emblématique en France et dans le monde.

Porté par Montpellier SupAgro et trois grandes écoles d’agronomie partenaires

AgroSup Dijon,

Bordeaux Sciences Agro,

Toulouse INP-ENSAT

Ce MOOC est le fruit d’une collaboration unique impliquant plusieurs enseignants-chercheurs issus des unités de recherche rattachées à ces quatre établissements d’enseignement supérieur. Il illustre leur savoir-faire pédagogique et scientifique largement reconnu en matière de viticulture et d’oenologie. Des chercheurs de l’INRA ont également apporté leur contribution scientifique à ce projet innovant.

Ce cours en ligne à vocation nationale et internationale vise à développer les connaissances des apprenants pour comprendre les différentes étapes destinées à l’élaboration du vin jusqu’à sa consommation, à partir de quatre modules thématiques:

la biologie de la vigne,

la viticulture,

l’oenologie,

l’industrie et l’économie du vin.

Le MOOC Vine&Wine propose une approche des principales dimensions socio-économiques et scientifiques pour saisir les enjeux de la filière viti-vinicole au travers de l’exemple des vins français.

A l’issue d’un cours introductif sur la viticulture française, son histoire et ses enjeux actuels dans le contexte mondial, les connaissances de base sur la culture de la vigne et la vinification seront présentées en s’appuyant à chaque fois sur les principaux vignobles français.

La semaine conclusive sera axée sur les liens entre la production viti-vinicole et la culture française.

Les principaux objectifs pédagogiques de ce MOOC consistent pour les apprenants à :

Mobiliser des connaissances de base en viticulture, en oenologie, en sciences économiques,

Comprendre les interactions entre la production viti-vinicole et le milieu naturel et humain afin d’appréhender les approches agro-systémiques et de terroir,

Relier la production viticole, la dynamique socio-économique des terroirs et la dimension culturelle de la production de vin.

 

                                                                               Source: Institut des hautes études de la vigne et du vin  SupAgro Montepellier 

07/12/2017

Un "panache bleu" dans le Champagne:

 

Le physicien Gérard Liger-Belair et son équipe de chercheurs de l'Université de Reims ont publié le 14 septembre, dans la revue spécialisée "Scientist Report", une découverte sur le comportement du gaz carbonique contenu dans une bouteille de champagne au moment du débouchage.

A l'aide d'une caméra ultra rapide, ils ont observé "un panache bleu, découvert par hasard (qui) est la signature de la congélation du gaz carbonique initialement sous pression dans le col d'une bouteille stockée à 20 °C", a expliqué à l'AFP Gérard Liger-Belair, précisant qu'à cette température, la pression dans la bouteille est "de l'ordre de 8 bars".

Ce voile bleuté est composé de "minuscules paillettes de neige carbonique" qui permettent "de diffuser la lumière ambiante et créent ce nuage bleu très éphémère". Le nuage coloré apparaît dans le premier millième de seconde suivant le débouchage puis se dissipe, demeurant invisible à l'œil nu.                        Agence France-Presse         

                                                                                                                                                                          Source LADEPECHE.fr 

06/12/2017

Le lobby du vin s'en prend au ministère de la Santé:

 

Vin & Société, structure de promotion et de défense du monde viti-vinicole, dénonce "une stigmatisation directe des 500.000 acteurs de la vigne et du vin et une nouvelle orientation de santé publique" après le lancement en septembre par le ministère des Solidarités et de la Santé et l'Institut National du Cancer d'une campagne d'information afin de prévenir les cancers imputables à l'alcool.

Pour Vin & Société, "le symbole de la convivialité et de l'art de vivre (à la française) est stigmatisé", car "l'un des visuels de la campagne cible directement le vin à travers la représentation d'un tire-bouchon complétée d'une signature: +Franchement c'est pas la mer à boire+".

"Je suis particulièrement indigné", a déclaré Joël Forgeau, vigneron et Président de Vin & Société. "Le tire-bouchon est le symbole de la consommation de vin, du partage et de la convivialité" et cette campagne "est déployée massivement" en "pleines

vendanges" et "traditionnelles foires aux vins".

Selon Vin & Société, "la consommation d'alcool a déjà baissé de près de 60% entre 1960 et 2015. Un Français sur deux est un

consommateur occasionnel (1 à 2 fois par semaine), 15% sont des consommateurs réguliers et 33% des Français sont abstinents".

                                                                                                                                                                         Source LADEPECHE.fr

05/12/2017

Le vin de la Paix:

 

Le vin de la Paix a été envoyé par la cantina Produttori Cormòns, dans le Collio. Les raisins proviennent de la désormais célèbre vignoble du monde, la parcelle où, depuis 1983, ont été plantés plus de 600 vins différents de tous les continents.

À partir des raisins est produite précisément le Wine of Peace (blanc) qui, chaque année, a la bouteille ornée avec des étiquettes dessinées par des artistes italiens et étrangers, le Wine of Peace est envoyé à tous les chefs d’Etat, comme message de la nécessité de l’unité et de la fraternité.

« Notre tâche est d’aller de l’avant et essayer de changer l’économie, d’améliorer la vie des gens, mis sur la personne, de prouver que le bénéfice est pas la seule raison pour faire des affaires», a déclaré Maurizio Gardini, Président de Confcooperative .

 

                                                                                                                 Source: guide-resto.info

30/11/2017:

Informations nutritionnelles sur les vins:

 

 

Vin ROUGE

 

Valeur 100 g

 

 

Calories 85

Lipides 0 g

 

      Acides gras saturés 0 g

 

      Acides gras poly-insaturés 0 g

 

      Acides gras mono-insaturés 0 g

 

Cholestérol 0 mg

 

Sodium 4 mg

 

Potassium 127 mg

 

Glucides 2.6 g

 

      Fibres alimentaires 0 g

 

      Sucres    0.6 g

 

Protéines      0.1 g

 

Caféine

 

 

 

 

Vitamine A

2 IU

             Vitamine C

0 mg

Calcium

8 mg

             Fer

0.5 mg

Vitamine D

0 IU

             Vitamine B6

0.1 mg

Vitamine B₁₂

0 µg

             Magnésium

12 mg

 

 

Vin BLANC

 

Valeur pour 100g

 

 

Calories 82

Lipides 0 g

 

      Acides gras saturés 0 g

 

      Acides gras poly-insaturés 0 g

 

      Acides gras mono-insaturés 0 g

 

Cholestérol 0 mg

 

Sodium 5 mg

 

Potassium 71 mg

 

Glucides 2.6 g

 

      Fibres alimentaires 0 g

 

      Sucres    1 g

 

Protéines      0.1 g

 

Caféine

 

 

 

 

Vitamine A

0 IU

            Vitamine C

0 mg

Calcium

9 mg

            Fer

0.3 mg

Vitamine D

0 IU

            Vitamine B6

0.1 mg

Vitamine B₁₂

0 µg

            Magnésium

10 mg

 

 

 


28/08/2017

Après le Bordelais, les frères Bouygues acquièrent un grand vin de Loire bio:

 

Les frères Martin et Olivier Bouygues, qui possèdent déjà deux propriétés viticoles dans le Bordelais, ont acquis le domaine

historique de Clos Rougeard, près de Saumur dans la vallée de la Loire, a-t-on appris auprès de Clos Rougeard. Le domaine de 11 hectares, situé à Chacé (Maine-et-Loire), entre Tours et Angers, est mené en viticulture biologique depuis sa création, indique un communiqué de Clos Rougeard. La reprise intervient après le décès en décembre 2015 de Jean-Louis Foucault, dit « Charly », ancien propriétaire du vignoble avec son frère Bernard, dit « Nady », huitième génération de viticulteurs installés sur le domaine.

Les frères Foucault sont connus pour avoir été « précurseurs dans la valorisation de l’agriculture biologique dès les années 1970 » souligne la Revue du vin de France. « Ils ont servi d’exemple à de nombreux viticulteurs en démontrant qu’il était possible de faire des vins bio d’exception, à une époque où cela n’allait pas de soi », ajoute la RVF en citant leur Saumur Brézé (blanc) et le Saumur-Champigny Le Bourg (rouge) qui « affole les compteurs de vente aux enchères ». Sur ce domaine, une parcelle de vigne est cultivée « depuis 1664 au moins », note la revue. Ni le montage de l’opération, ni le montant de l’acquisition, qui s’est fait via la SCDM, holding personnelle de Martin et Olivier Bouygues, n’ont été rendus publics.

En matière viticole, les frères Bouygues possèdent aussi deux crus de Saint-Estèphe rachetés en 2006, le Chateau Montrose, une

propriété d’environ 90 hectares, cédée par la famille Charmolüe, et le cru bourgeois Château Tronquoy-Lalande (30 hectares), un des plus anciens crus de Saint-Estèphe, acquis auprès de la famille Casteja-Texier.

                                                                                                                                                                                             Source: L'essentiel 

16/08/2017

Les Instants Vins Grignan-Les-Adhémar:

 

Quand: jeudi 17 août - 19h-21h (GRIGNAN)

Les Découvertes du jeudi. Chaque jeudi, les vignerons de l’appellation vous donnent rendez-vous au Caveau des vignerons de Grignan pour une dégustation commentée de cinq vins différents que viendra accompagner une assiette du terroir.

Sur réservation. 10 euros.

12 place du Jeu de Ballon 26230 Grignan 04 75 49 42 99 – www.grignan-adhemar-vin.fr